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Voici les sites qui parlent de Le Professeur Kapet de Bana :

» Une interview du Pr Kapet de Bana de MAMBOUNDOU 2005
Une interview du Professeur Kapet De Bana, où il parle de francophonie, de renaissance africaine et d'occidentalisation... Ecoutez ICI!!! [Lire la suite]

Commentaires

Joe Mintsa

Salut, frères d’Afrique

Il semble que mon message sur ce site provoqué un certain nombre de réactions au point de constituer maintenant une polémique continuelle dans la diaspora. J’ai moi-même également fait preuve d’interaction en répondant à certain nombre d’interventions. Il apparaît clair que ceci a suscité en moi l’intérêt de visiter le site un peu ples amblement. Et, comme conséquence, j’ai fini par découvrir bon nombre de liens promus et diffusés dans ce site et qui semble s’inscrire dans l’optique du débat. En l’occurrence, j’ai pris quelques minutes pour écouter l’interview du Professeur Kapet de Bana et qui, à mon entendement, ressemble beaucoup aux interventions du Professeur Obenga et bien d’autres hommes de lettre Africains que j’ai eu l’occasion d’écouter.

En effet, l’Afrique noire est en train de se bousculer et se chercher assez farouchement. Et je suis heureux que ce soit le cas, car ceci constitue une preuve substantielle que le Négro-Africain n’est pas insensible à sa condition actuelle.

J’ai reçu à cœur ouver, son attaque acerbe contre les 500 ans d’aliénation spirituelle, culturelle et économique dont le Négro-Africain souffre en cette période particulière de l’histoire humaine. L’évocation de la traite négrière, l’esclave, ainsi que la dispersion des Africains qui en a résulté sur les 5 continents du monde où, jusqu’à ce jour, leur condition laisse toujours à désirer. Le problème du partage de l’Afrique en 1885 a également fait l’objet de ses lamentations.

Cependant, il y a un problème de fond à soulever ici. C’est même pour cette raison que j’ai consacré les sept dernières années de ma vie à écrire afin de rendre intelligible ma contribution au débat. Il se peut bien que lorsque je pose le libelé de mon approche, il y a beacoup de gens qui craignent que je ne finisse pas par me trouver en train de ramer contre les courants en place ou même de m’embourber du mauvais côté des vérités scientifiques admises jusque là.

Pour ma part, néanmoins, je dois insister que l’esprit intellectuel Négeo-Africain semble avoir choisi avec préméditation deux routes principales pour le mener vers la libération du continent african tout entier et, avec lui, l’homme African. Ces deux routes sont l’Afro-centrisme et l’Egyptologie; le premier faisant l’object d’une solution politique immédiate tandis que le dernier renvoit plutôt à une exploration culturelle un peu plus lointaine et, peut-être aussi, un peu plus profonde.

Tout comme Cheikh Anta Diop, Kwame Nkrumah, Théophile Obenga, Guy Makaya et bien d’autres que l’on ne peut commencer à mentionner, le Professeur Kapet dont l’œuvre a été, avec fierté, exposé sur ce site me semble, en jugeant par ses mots, très encré dans l’idéologie Afro-centriste dont est né le ‘Panafricanisme’ et duquel tient son idée de ‘Renaissance Africaine’. Mais comment Kapet et ses sympatisants comprennnent-ils l’idée d’une Afrique noire qui doit re-naître?

Tout d’abord, Kapet semble être d’avis que la monumentalisation et la penthéonisation des vestiges Nègres dans le monde occidental (et plus spécialement en France) traduirait un pan important de la Renaissance Africaine. Dans l’une de mes interventions dans le débat auquel j’ai fait référence au début de ce commentaire, j’ai soulevé le problème de ‘l’esprit de raccourcis insensé et vélléitaires’ qui anime le Négro-Africain dans sa bataille pour la restitution historique de l’Afrique noire. Ce postulat revient pleinement dans cette proposition de Mr Kapet. C’est cette mentalité, typiquement nègre, que j’appelle ‘la politique d’infiltration, ou ‘parasitisme’. Kapet a bien fait de critiquer Senghor, qui a donné de la priorité à la France dans ses travaux et a voulu transporter l’Afrique vers une francophonie qui n’a eu pour objet que d’aliéner l’Afrique noire culturellement et politiquement. Mais attribuer l’honneur et l’obligation au français de reconnaître les exploits ‘grandes’ figures africaines ou leur payer hommage afin que les efforts du continent soient reconnaissables sur le plan historique ne fait que conduire le Nègre vers cette même batardise francophonique. C’est une façon explicite de mendier la reconnaissance de son statut historique chez les autres. C’est ce que les Anglo-Saxons on appelé ‘The Psychology of a Child Race’ ou ‘la psychologie d’une race immature’: celle qui renvoit toujours l’obligation de réaliser son devoir d’être à une autre race considérée comme ‘Parent Race’ ou ‘race parente’. Ce qui se dégage de cette idée de Mr Kapet c’est l’incapacité du Nègre à réaliser sa propre reconnaissance historique; ainsi doit-il reposer cette responsabilité sur la miséricorde des français à bien vouloir lui reconnaître de contribuable historique. Je ne sais pas pour quoi le Nègre de telles blagues et de telles bassesses vont pouvoir libére l’Afrique noire du joug colonial français. Les français eux-mêmes n’avaient pas dû poser de telles réclamations au romains pour sortir pour se libérer de ce puissant empire.

Lorsqu’une nation décrète la panthéonisation d’dune personnalité étrangère avec laquelle ladite nation a eu de bons rapports historiques, culturels, diplomatiques ou politiques, ou même pour une tout autre raison, cela ne fait jamais l’objet d’une réclamation civique internationale. C’est une question de volonté d’honnorer. Ça ne s’oublige pas. Personne n’a dû protester ou poser des réclamations de quelque ordre que ce soit pour que le parlement anglais passe le décret de planter un buste de Nelson Mandela à Waterloo East ou une éfigie de Milton Oboté dans la Royal Gallery.

Par ailleurs, bien qu’il y ait assez de panthéons Nègres dans bien de civilisations occidentales (Mary Seacole, qui se trouve glorieusement vénérée dans le Florence Nightingale’s Musium à Piccadilly Circus, à Londres, et que j’ai personnellement visitée, et pas mal d’autres) dans quelle logique est-ce qui cela pourrait libérer le continent africain? L’exhibition du visage de Cheikh Anta Diop dans un métro parisien arreterait-il les brutalités politiques, les famines et les pendémies en Afrique? Cherche-t-on une consolation ou une libération? Pour quoi le Nègre aime-t-il être cajolé comme un bébé. Evidemment, c’est un bébé.

Monsieur Kapet insiste que l’histoire de l’humanité n’existera pas jusqu’à ce qui le Nègre y soit intégré. Mais si c’est en cherchant à infiltrer le Nègre dans un catalogue historique français que Mr Kapet entend intégrer le Nègre dans l’histoire de l’humanité, alors il s’inscrit pieds joints dans la même logique que la fançAfrique Senghorienne et reconnaît que le Nègre ne pourra pas s’élever au rang d’être historique si le français ne lui tend pas la main pour y accéder. Quelque soit le sense auquel Mr Kapet veut donner à sa réclamation, il y a un problème de parasitisme nègre qui’il ne saurait complètement évacuer de sa proposition. Et c’est ça qui me gène avec le type de dignité humaine que le Nègre veut se faire aujourd’hui.

Maintenant, lorsque Mr Kapet pose le problème de la Renaissance Africaine en termes de révolution culturelle, il semble tomber inexhorablement dans les bassesses de l’instinct racial et ses rebondissements idéologiques, et devient si aveuglé et ignorant du sens même des conceptes qu’il emploit à tel point qu’il finit par raconter des histoires à dormir debout.

Faisons la part des choses. Il est beau de faire recours à l’amalgame conceptuel lorsqu’on veut se faire entendre. Mais l’amalgame conceptuel n’est pas rentable lorsqu’on veut se construire. Un concept est un outil de construction idéel tout comme une truelle est un outil de construction architectural. Un penseur qui fait mauvais usage des concepts est comme un maçon qui fait mauvais usage d’une truelle. Les deux ramènent aux infinies impossibilités de réaliser leur projet de construction. Mais pour faire un usage adéquat d’un outil de quelque nature, il faut d’abord pouvoir définir son sense, ses vertus et ses fonctions, et ensuite l’utiliser d’une manière pontuellement appropriée pour qu’il soit effectif.

Le mot ‘Afrique’ se réfère à la désignation d’un continent et non pas d’une nation, tout comme le mot ‘Noir’ se réfère à la désignation d’une race et non pas d’un peuple. Le fait que Mr Kapet veuille transposer le ‘Panafricanisme’ ainsi que sa ‘Renaissance Africaine’ comme un mouvement polupaire national à l’exemple, comme il le cite si bien, du mouvement populaire natinal italien du 19ème siècle fausse complètement les vertus du Panafricanisme. Mr Kapet aurait dû se souvenir que la révolution italienne dont il a fait état relevait de ce qui avait été dénommé en 1878 ‘Irredentismo Italiano’ c’est-à-dire l’identification, la reconnaissance et la récupération de tous les hommes qui avaient pour langue maternelle la langue italienne pour leur regroupement terrtorial et politique en une nation purement italienne afin de consolider leur culture purement italienne et construire leur civilisation purement italienne. Plusieurs communautés culturelles et linguistiques occidentales et asiatiques on emboité le pas à se mouvement aujourd’hui pour se battre contre les amalgames culturels qui avait été hérités des empire classiques d’Europe et d’Asie jusqu’aux conquêtes tout récemment réalisées par certaines nations occidentales sur certaines de leur nations voisines. C’est pour cette raison que la carte politique d’Europe ne cesse de se modifier d’année en année. Ceci est dû au fait de la pression exercée par des peuples européens qui étaient tombés sur des structures territoriales et politiques qui ne faisaient pas justice à leur intégrité culturelle en tant que nations bien définies selon leurs langues. C’est pour quoi le résidue du bloc Ottoman s’est écroulé pour faire place aux nations que nous connaissons aujourd’hui telles que la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie; et même que l’alliance Tchéco-Sloavque qui avait voulu survivre a dû finir par exprimer son irrédentisme et ainsi se séparer en deux nations: la nations Tchecque et la nation Slovaque… Nous voyons aujourd’hui les manifestations continuelles de ce courant même dans les cas tels que l’irrédentisme Corse en France, celui du Pays Basque en Espagne, Galicia, les Coirnishes en angleterre, l’effondrement de la Yougoslavie en 5 pays: la Macédoine, la Serbie, la Croitie, l’Albanie; et même que la serbie et Monte Negro vont se séparer l’année prochaine; l’écroulement du bloc soviétique etc. etc. C’est même pour cette raison qu’on arrive aujourd’hui à des pays Européens qui ont la dimension d’une province du Gabon, car chaque communauté culturelle européenne, en tant que langue, aussi petite soit-elle, se veut reconnue souveraine en tant que nation à part entière.

Il faut, donc, commencer par savoir définir les tenants et les fondements d’un concept avant de l’utiliser. Si Mr Kapet veut bien que l’Afrique copie l’Europe, il faut d’abord qu’il apprenne à comprendre cette Europe avant de la copier; autrement dit, il risque de la copier de travers.

L’Europe se bat pour l’individualisme culturel, c’est-à-dire l’intégrité, la souveraineté, et le développement de chaque communauté culturelle européenne dans son individualité, par sa langue. C’est pour cela que les pays européens portent chacun le nom de sa langue pour se développer par elle, c’est-à-dire réaliser l’affirmation littéraire, philosophique, artistique, scientifique, technologique et spirituelle de chacune d’elles dans son propre context politique souverain. L’Union Européenne n’est ainsi qu’un club économique et douanier; c’est, d’ailleurs, pour cela que l’accession à ce club requiet un certain statut économique à ses membere, et non pas simplement parce qu’ils se trouvent sur le continent européen ou sur la couleur de la peau de leurs habitants – à l’opposé de l’Union Africaine qui, quant à elle, n’impose aucun critère de réalisation économique à ses membres; ce qui fait d’elle une structure sans objectifs précis. Evidement, le Nègre est habitué à faire des chose sans objectifs.

Donc, essayer d’assimiler des mouvements politiques basés sur des réclamations culturelles et linguistiques à un mouvement intellectueliste à portée continentale (et même raciale) est une erreur philosophique et anthropologique que Mr Kapet a besoin de revoir. L’Afrique ne peut pas se battre pour son regroupement national autour d’une langue, car le mot ‘Afrique’ ne renvoit pas au nom d’une langue comme le mot ‘Italien’ renvoit au nom d’une langue. La comparaison est donc fausse!

C’est de là que tient mon ‘Technicalisme’ que d’aucuns ont sont tentés de critiquer avant de consulter mes travaux. Il ne s’agit pas seulement des technicités électroniques dans le cadre de l’invention d’un ordinateur. Il est plutôt question de chercher à appréhender des technicités conceptuelles. Le Nègre regarde trop les choses en surface avec des citations pompeuses tirées d’ouvrages prolifiques en belles paroles mais qui ne l’avancent pas. Il m’est même arrivé par moments pendant l’écoute de me demander si Mr Kapet est vraiment un professeur sociologue ou un griot.

Mr Kapet dénonce la francophonie, qu’il accuse d’avoir commis des crimes contre la culture africane, et prône à l’opposé ce qu’il a appelé ‘Africaphonie’. Mais il ne se rend même pas compte que le terme francophonie renvoit à la pratique d’une langue: la langue française. Alors, quelles sont les bases linguistiques de son ‘Africaphonie’ pour qu’elle puisse se mesurer à la francophonie ou même la concurrencer?

Deusièmement, Mr Kapet inclut les Antilles Françaises dans son discours et qu’il veut rebaptiser en ‘Antilles Africaines’. Je ne sais pas pour quelle raison. L’Afrique n’a même pas la capacité de se conquérir elle-même; et il faut déjà envisager la conquête de terres étrangères au milieu de l’océan Atlangique? – Ça ce n’est pas de l’intellectualisme. C’est une désorientation mentale, me semble-t-il!

[…]

Il y a trop à revoir!

Paix à tous

Joe Mintsa

Françoise M.

Bonjour Professeur Kapet de Bana,
Je suis française de souche mariée à un français d'origine gabonaise. Si je ne
m'étais par mariée à un africain, je n'aurais sans doute jamais ressenti ce que
c'est qu'être noir dans mon cher pays la France. J'ai lu vos commentaires à propos
du livre de Gaston kelman et je les partage de bout en bout. Cet abruti de kelman,
complexé du blanc, fait un tort considérable à la communauté noire : en fait, il
écrit ce que le français de souche à envie d'entendre sur les noirs et pour le petit
blanc ce qui est dit sur les noirs dans ce livre cela ne peut être que vrai puisque
c'est un noir qui l'écrit.
J'ai quatre enfants métis qui ne connaissent pas le Gabon. Ils sont français et sont
aussi fiers d'avoir du sang africain qui coulent dans leurs veines.
Qualifieriez-vous également les métis d'Afro-Français ?
Salutations ditinguées.
Françoise M.

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